Solo Show
Julie Navarro

Ce que veulent les fleurs

À l’occasion de sa 8e participation à Art Paris, la galerie Wagner consacre son stand à une sélection d’œuvres inédites de l’artiste Julie Navarro, qui poursuit sa recherche autour de la perception, du mouvement et de la vibration de la couleur.  La série intitulée Ce que veulent les fleurs [acte 2 – Les nymphéas] fait suite à une partition sensorielle mêlant fleurs comestibles, musique et danse jouée en 2018 au Centre Pompidou. 

S’inspirant librement de l’héritage impressionniste, et plus particulièrement de Claude Monet — dont on célèbre en 2026 le centenaire de sa disparition—, Julie Navarro propose une relecture contemporaine où la touche picturale devient phénomène optique et expérience sensible.

La Galerie affirme une ligne esthétique attentive aux pratiques picturales qui interrogent la perception comme construction mentale autant que physique. La peinture évanescente de Julie Navarro met en scène une tension entre attraction et retrait, où le visible se dérobe — se dévoile — au moment même où il se propose. L’œuvre devient le lieu d’une expérience paradoxale : sensuelle dans sa matérialité, spéculative dans son indétermination.

De fait, comme Claude Monet, Julie Navarro entretient un rapport obsessionnel avec les jeux de lumière et les mouvements légers des éléments de la nature qui se reflètent dans l’eau. Leurs palettes de couleurs se rencontrent autour de nuances irisées, à la matérialité labile et diaphane, totalement contemporaines chez Navarro, très attentive à l’énergie du vivant, à ses flux connectés, à ses circulations humaines et non humaines, à la marge du visible. Comme lui, elle aimerait « peindre comme l’oiseau chante », les sensations de brume, de dissolution du paysage, d’ondulations vibratoires, ce qui est immatériel par excellence.

À travers ce solo-show, la Galerie Wagner présente un panorama fragmentaire immersif, composé de peintures-écrans réalisées à partir de superpositions de voiles peints in situ dans le paysage aqueux des tourbières de la Creuse et à Paris dans son atelier. L’ensemble crée une unité visuelle en mouvement dont l’effet perceptif dans l’espace renverse le réel, tel un miroir d’eau sur le monde vivant contemporain. 

Florence Wagner, mars 2026

Art Paris – Grand Palais – Galerie Wagner – Stand F1

A noter : Julie Navarro est doublement sélectionnée pour le parcours thématique d’Art Paris 2026 “Babel – Art et langage en France” du commissaire invité Loïc Le Gall, et pour le Prix BNP Paribas Banque Privée – Un regard sur la scène française 2026.

 “La pratique de Julie Navarro interroge la manière dont les images contemporaines se construisent à partir de systèmes invisibles. À travers la peinture, elle s’empare du pixel — unité fondamentale de l’image numérique — non comme motif décoratif, mais comme une véritable forme de langage. Son travail explore ce moment où l’image cesse d’être surface pour devenir structure mobile et évanescente. Les œuvres se composent de micro-unités répétées, organisées selon des logiques proches du calcul — de l’addition à la soustraction de couleurs superposées sur tulle de danse.
À distance, elles produisent des paysages instables, vaporeux, presque atmosphériques ; de près, elles se fragmentent en une multitude de points ou espaces vides, révélant la discontinuité qui fonde l’image numérique — plus précisément l’image-écran. Cette tension rejoint les analyses de Vilém Flusser, pour qui les images techniques sont constituées d’éléments codés, relevant d’un nouvel alphabet visuel à apprendre à lire. Chez Navarro, le pixel fonctionne comme un signe minimal, comparable à une lettre, ou à un idéogramme, ou une notation chorégraphique. Cette approche fait écho aux réflexions de Lev Manovich, qui décrit le numérique comme un langage culturel structuré par la base de données, la répétition et la modularité. La peinture devient alors un espace de traduction : elle ralentit le flux numérique et rend perceptible ce qui, habituellement, reste abstrait. En réinscrivant ces logiques dans la matérialité du geste pictural Julie Navarro introduit un décalage critique. Le pixel, souvent associé à la fluidité et à l’instantanéité, retrouve une épaisseur, une durée. L’image n’est plus seulement vue, elle est lue. Son travail révèle ainsi que le numérique n’a pas remplacé le langage, mais en a produit une nouvelle grammaire — silencieuse, calculée, omniprésente.”

Loïc Le Gall,
Commissaire invité par Art Paris Art Fair 2026

Prix BNP Paribas Banque Privée. Un regard sur la scène française

Le Prix BNP Paribas Banque Privée. Un regard sur la scène française, lancé en 2024 par BNP Paribas Banque Privée et Art Paris, récompense le parcours d’un artiste vivant de la scène artistique française. Pour sa 3e édition, ce prix d’une dotation de 40 000 euros sera attribué à l’un des artistes du parcours dédié à la scène française imaginé par Loïc le Gall pour Art Paris et intitulé Babel – Art et langage en France.

Informations pratiques : 

ART PARIS 2026
09 – 12 AVRIL
GRAND PALAIS, 28e édition

7 avenue Winston Churchill
75008 Paris

Horaires

Ouverture au public :
Jeudi 9 avril 2026 : 12:00 – 20:00
Vendredi 10 avril 2026 : 12:00 – 20:00
Samedi 11 avril 2026 : 12:00 – 20:00
Dimanche 12 avril 2026 : 12:00 – 19:00

Vernissage pour les porteurs des badges VIP & Prestige :
Mercredi 8 avril 2026 (sur invitation) : 11:00 – 21:00

Préouvertures quotidiennes pour les porteurs des badges VIP, Prestige et Daily Preview
Les matinées du jeudi 9 au dimanche 12 avril : 10:00 – 12:00

Invitations disponibles sur simple demande par mail, dans la limite des stocks disponibles : contact@galeriewagner.com
(merci de préciser votre nom, prénom, adresse mail et postale)