Duo cinétique à la première de Signatures Art Fair !
Du 12 au 15 novembre 2026 – Carreau du temple – Paris
La Galerie Wagner participera à la première édition de Signatures, Salon dédié aux éditions d’art, qui se tiendra au Carreau du Temple à Paris du 12 au 15 novembre.
UN NOUVEAU RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLE DE L’AUTOMNE PARISIEN
Pensé comme un temps fort au cœur d’une semaine parisienne déjà riche en événements dédiés à la photographie, Signatures Art Fair ambitionne de redonner à l’édition toute sa place dans le paysage de l’art contemporain. À cette occasion, une quarantaine de galeries et d’éditeurs, français et internationaux, se réuniront autour d’un engagement commun : produire, accompagner et diffuser des œuvres en éditions numérotées et limitées.
Conformément à sa ligne artistique, la galerie Wagner propose un face à face entre deux figures majeures de l’art cinétique : Carlos CRUZ-DIEZ et Jésus Rafael SOTO. Tous deux sont nés en 1923 au Vénézuela. Tous deux ont interrogé les conditions contemporaines du regard et de l’expérience esthétique. Cruz-Diez a fait de la couleur un phénomène autonome en constante transformation. Soto explore la vibration de l’espace à travers des structures de lignes qui créent une illusion de mouvement. L’un libère la couleur du support et de la permanence. L’autre dissout la forme dans le mouvement perçu. Tous deux ont cherché à démocratiser l’art à travers une production constante d’éditions. La galerie présente ainsi une sélection d’œuvres sur papier, Plexiglas, verre et céramique.
LE CARREAU DU TEMPLE
4, rue Eugène Spuller — 75003 Paris
PREVIEW
Jeudi 12 novembre 2026
Invitations et pass VIP uniquement
OUVERTURE PUBLIQUE
Vendredi 13 novembre 2026 : 11h – 20h
Samedi 14 novembre 2026 : 11h – 20h
Dimanche 15 novembre 2026 : 11h – 19h
Carlos Cruz-Diez : le génie de la couleur à la portée de tous
Loin d’être de simples reproductions, les éditions de Carlos Cruz-Diez constituent le cœur battant de sa démarche : démocratiser l’art cinétique à travers des objets sériels, sur papier ou en volume, capables de faire vibrer la couleur chez soi.
Pour le maître franco-vénézuélien de l’art optique Carlos Cruz-Diez, l’art ne devait pas rester enfermé dans les musées ni réservé à une élite. Sa solution réside dans le concept de multiple. Pour lui, une œuvre fabriquée en série d’après ses plans rigoureux possède exactement la même valeur esthétique et conceptuelle qu’un tableau unique. En transposant ses théories scientifiques sur des supports accessibles, l’artiste a prouvé que la couleur reste un événement vivant, même à petite échelle.
Le papier n’a jamais été un simple support de copie pour Cruz-Diez, mais un terrain d’expérimentation d’une précision mathématique absolue. C’est à travers l’impression qu’il pousse l’œil humain dans ses retranchements. En exploitant la planéité et la saturation parfaite de l’encre sérigraphique, l’artiste trace des lignes parallèles d’une netteté chirurgicale. C’est la juxtaposition millimétrée de ces lignes qui crée une sensation visuelle de mouvement et d’oscillation. Cette maîtrise technique se déploie pleinement dans le miracle des Couleurs Additives. Très courantes en édition papier, ces œuvres démontrent que deux lignes colorées imprimées côte à côte font surgir une troisième couleur virtuelle. L’œil synthétise les informations et voit apparaître un rayonnement jaune là où le papier ne porte pourtant que du noir et du bleu.
Dès les années 1960, Cruz-Diez ne limite plus le multiple à la surface plane. Il conçoit des objets tridimensionnels à poser ou à suspendre, pensés pour habiter l’intimité des foyers. Ses structures murales ou de table en Plexiglas et aluminium jouent subtilement sur la profondeur. En superposant des plaques de Plexiglas sérigraphiées, notamment pour la célèbre série des Chromointerférences, l’artiste emprisonne littéralement la lumière dans l’objet.
Au-delà de la simple contemplation, certains de ses volumes édités intègrent une dimension ludique et mécanique. Le collectionneur est invité à manipuler l’œuvre pour modifier lui-même les trames et recréer l’œuvre à sa guise. Cette interactivité se retrouve également dans ses Cromovelas, de petites sculptures verticales. Le simple fait de tourner autour de la pièce modifie instantanément sa configuration chromatique, rendant l’expérience unique pour chaque observateur.
En éliminant la touche personnelle de l’artisan au profit d’un processus de fabrication industriel rigoureusement programmé, Carlos Cruz-Diez a révolutionné le statut de l’estampe et de l’objet d’art. Le multiple devient l’outil parfait de sa philosophie, incarnant une œuvre sans original «sacré», mais offrant une expérience sensorielle pure, interactive et infiniment disponible pour celui qui la regarde.
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Jesús-Rafael Soto : la matière libérée par le mouvement
Pionnier absolu de l’art cinétique, le maître vénézuélien Jesús-Rafael Soto a bouleversé la sculpture du XXe siècle en intégrant le mouvement et le spectateur au cœur de l’œuvre. Ses multiples, qu’ils soient reliefs muraux ou volumes suspendus, font vibrer la matière dans l’espace domestique.
Pour Jesús-Rafael Soto (1923-2005), l’art ne pouvait plus rester figé. Compagnon de route des plus grands artistes cinétiques de sa génération à Paris, il a consacré sa vie à démontrer que l’espace, le temps et la matière sont indissociables. Sa révolution plastique repose sur une idée simple mais radicale : l’œuvre n’existe que par le mouvement, qu’il soit réel ou provoqué par le déplacement du spectateur. À travers ses éditions de multiples, Soto a brillamment réussi à condenser cette quête de l’invisible pour la faire entrer dans l’intimité des collections privées, transformant chaque pièce en un laboratoire de vibrations optiques.
Le travail bidimensionnel et en léger relief de Soto s’appuie sur une technique d’impression et de superposition d’une précision remarquable. En utilisant la sérigraphie sur des plaques de métal qu’il suspend à quelques centimètres d’un fond en bois ou en métal lui-même strié, l’artiste donne naissance à l’effet moiré. Lorsque le spectateur bouge, les lignes noires et blanches se croisent, s’entrechoquent et déclenchent une instabilité visuelle totale. Le support rigide semble se dissoudre pour laisser place à une pure vibration lumineuse. Cette maîtrise se déploie de manière spectaculaire dans ses séries de carrés et de formes géométriques planes qui, par la magie de l’optique, semblent se détacher de leur support et flotter dans le vide.
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